Chirurgie politique !

Publié le par BDU Vitry

A la Sainte Béatrice, l'Europe je bâtisse...

 

Je serai assez bref aujourd'hui. Lucette n'est pas très vaillante et cela mine mon moral. Elle n'a rien mangé hier soir, quasiment pas dormi, j'ai l'impression qu'elle me couve quelque chose. Mais comme elle ne veut rien me dire, je suis assez inquiet.

 

J'ai reçu hier le fameux questionnaire de la Mairie concernant le futur réseau de bus. Je reconnais que le projet est séduisant. Je pense répondre aux questions. Ben oui pour une fois qu'on nous demande notre avis, je ne vais pas me gêner ! Par contre Lucette - qui a aussi parcouru le document - n'a pas trouvé la réponse à sa question. Sera t-elle autorisée à l'emprunter ? Cela n'est pas précisé. Peut être est-ce cela qui la déprime ?...

 

J'ai entendu hier le projet socialiste d'imposer, par une nouvelle mesure, les contribuables français qui s'installent fiscalement à l'étranger... Ils paieront donc leurs impôts dans leur pays de résidence et devraient en plus payer un impôt spécial à la France, en guise de punition de leur désertion fiscale. Affligeant !

Certes ces évasions fiscales - médiatisées par la décision de notre rocker national - ne sont pas forcément très honorables. Mais ce genre de "punition" est-il pour autant acceptable ?

Le grand mal de nos politiques - depuis plusieurs décennies - est le manque de courage politique qui entraînent bien souvent des renoncements, des promesses non tenues et des "retournements de veste". Devant la peur de ne pas être élu ou réélu, ils sont prêts à vendre leur âmes au diable.

La France n'a pas besoin de pharmaciens, mais de chirurgiens. Je m'explique : il faut arrêter de gérer les conséquences et il est grand temps de s'attaquer aux causes. Il faut arrêter de panser les plaies, de soulager les douleurs, il faut opérer le mal pour tenter de l'éradiquer.

Cette hsitoire de fiscalité est le dernier exemple en date d'une trop longue série. On constate que 800.000 de nos concitoyens s'expatrient pour s'installer dans des pays fiscalement plus intéressants. La réponse pharmaceutique est de les montrer du doigt, de les punir, de les condamner, de les juger. Cela ne règlera pas le problème d'autant que je ne suis pas sûr que l'Europe nous autorise légalement à le faire.

La solution chirurgicale serait de réfléchir à la cause, se poser la question de savoir pourquoi ils partent. Ils s'expatrient à cause de la surfiscalité qui touchent tous les contribuables, qui plombe notre pouvoir d'achat et asphyxie nos entreprises. Il faut donc opérer ce problème, traiter cette surficalité qui permettrait de redonner de l'oxygène à nos entreprises, une amélioration du pouvoir d'achat aux contribuables et fixerait celles et ceux qui pratiquent l'évasion fiscale. Car à fiscalité identique, ceux là même - j'en suis persuadé - resteraient en France. Une fois de plus on pare au plus pressé, on préfère gérer les conséquences que s'attaquer franchement aux causes.

Cela nourrit d'ailleurs une autre réflexion. On nous vante inlassablement les bienfaits de l'Europe, espèce de bouclier qui nous protégerait et nous offrirait un confort et un bonheur terrestre éternel. Je le veux bien, l'idée est noble. Mais tant que le tabac, l'essence ou l'alcool coûteront moins chers dans les pays frontaliers, tant qu'on ne roulera pas à la même vitesse sur les autoroutes françaises qu'allemandes, tant que les taux d'imposition seront aussi disparates d'un pays européen à un autre, tant que les politiques nationales d'immigration ne seront pas en phase, tant que les anglais rouleront à gauche et tant que les français parleront aussi mal le suédois, l'Europe ne sera qu'une utopie de bonheur.

Si l'Europe, à l'image des Etats-Unis d'Amérique, harmonisait dans tous les domaines les politiques nationales et protègait l'ensemble de ces ressortissants au niveau économique et social, alors oui, elle serait un progrès. Sinon, elle restera une "coquille vide", une strate administrative supplémentaire et coûteuse, permettant juste d'augmenter le nombre de fonctionnaires, de recaser quelques politiques "has been" tout en désarmant les législateurs nationaux. Aujourd'hui, 80% des lois sont votées à Bruxelles, sans que le parlement français n'est un mot à dire. Pire ces lois "européennes" prévalent sur les lois des parlements nationaux s'imposant même au besoin contre les lois nationales. A quoi servent donc encore nos députés ? Qu'on en fassent des infirmiers ou des magistrats, ca réglerait d'une part la pénurie dans notre système de santé et permettrait d'accélérer la justice qui en a bien besoin.

Alors l'Europe oui, mais complète, pour créer une zone sociale et économique harmonieuse et disposer ainsi d'un vrai élan populaire. Et de grâce, Mesdames et Messieurs les politiques, par pitié, moins de promesses, plus d'actes, plus de courage et attaquez-vous une fois pour toute aux causes et non aux conséquences. Car l'argent de vos promesses, c'est le nôtre ne l'oubliez pas.

Alors cessez avec vos pactes, vos programmes à rallonge, et vos promesses coûteuses. Dans deux mois, ce n'est pas le gouvernement qu'on va élire, mais le Président de la République. Il a pour vocation de représenter le pays, en charge de la défense nationale et de la diplomatie internationale, garantissant le respect de la constitution. Chacun son rôle ! On ne peut pas d'un côté nous promettre un changement de République et de l'autre oeuvrer pour le renforcement de l'Etat tentaculaire. Où alors vous n'avez définitivement rien compris. Et dans ce cas 2007, risque d'amplifier ce qu'on a connu en 2002. Mais cette fois, il faudra assumer ! Se tromper une fois peut être excusable. Renouveler la même erreur, s'appelle de la récidive et c'est gravement puni par la loi... populaire. A bon entendeur !

Bon en fait j'ai été très long... L'état de Lucette me perturbe. A plus tard !

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Publié dans National

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J
Le comble de la finesse en matière de pouvoir - et donc d'argent -, c'est d'arriver à se faire plaindre par ceux qu'on exploite. C'est précisément le cas de l'ami Johnny qui trouve le moyen de se faire passer pour une victime alors qu'il touche quand même, selon "Le figaro" et "Economie matin" de février 2007, 40.000 € par concert (260.000 francs, ça porte mieux) et que son revenu annuel frôle les 9.000.000  € (58.500.000 francs) en 2006.  Alors même si le fisc lui taxe 5.000.000 €, il lui en reste quand même 4.000.000 millions d'euros, soit 26.000.000 de francs par an. J'ai beau réfléchir depuis 20 minutes, je n'arrive pas à imaginer comment je pourrais dépenser 3.000.000 de francs par mois. Les tous premiers mois, peut-être en me lâchant bien.Mais de quoi peut-on fondamentalement manquer avec un tel  budget  pour crier à l'injustice en prenant ses fans (qu'il tond sans vergogne) à témoin?Personnellement, il me faut travailler plus d'un an pour gagner ce qu'il se fait en 2 heures de concert, et je ne suis pas trop mal payé. Je ne me plains pas, mais qu'il ait la décence de ne pas venir me faire pleurer.Dans ce registre de l'inversion, il faut quand même  remarquer  qu'un autre chanteur pousse le cynisme jusqu'à faire un tube avec ses déboires fiscaux. Là, il faut bien admettre que c'est du grand art, le raffinement suprême. Quant à nos 800.000 concitoyens qui s'expatrient, on oublie souvent qu'ils n'ont pas craché sur une formation peu couteuse en France, mais de qualité et  effectivement appréciée à l'étranger, et qu'ils reviennent pour la plupart dès qu'ils sont mariés et que le premier gamin arrive: le logement reste malgré tout bien moins cher en France et la protection sociale est encore - pour combien de temps ?- d'une toute autre qualité qu'au Royaume-Uni ou en Allemagne pour un cout bien moindre.L'intérêt pour ces pauvres concitoyens harcelés qui cèdent aux sirènes du libéralisme économique - autre imposture intellectuelle qui consiste à faire croire qu'il rime avec liberté individuelle - c'est que beaucoup en reviennent pour apprécier la valeur de ce que veut dire fraternité. Vous savez, ce mot désuet qui se situe à la fin de notre devise républicaine, juste après liberté et égalité... Ce qui est affligeant - et désespérant - à mes yeux, c'est que tout ce système a de beaux jours devant lui, justement parce que cette minorité qui ne joue pas le jeu est défendue par une grande partie de tous ceux qui, probablement comme vous, jouent le jeu. Et cette inversion est la meilleure garantie de stabilité qui soit: Les victimes ne peuvent se révolter puisqu'elles défendent leurs bourreaux.Mais psychologiquement, quand la victime s'attache à son bourreau, il y a là un comportement pathologique. Et c'est bien de ça, que notre société est malade; vous en êtes la preuve par le symptôme. Ne prenez pas mes propos pour une agression: je vous range du coté de ces victimes qui s'ignorent. A l'insu de votre plein gré, en quelque sorte.
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E
Bonjour,comme JCDR est fan de ce blog, je passe ici. Du travail et de la bonne humeur, mais je reste un peu perplexe.Le coup de la surfiscalisation oppressive c'est un  peu court...ne négligeons pas le fait que l'être humain a une légère tendance à l'égoisme en présence d'argent .C'est sans doute un peu des deux, mais j'ai la faiblesse de penser l'égoisme prévaut pourceux qui font le choix (et qui ont les moyens de s'expatrier) ... la proposition de DSK ne fait en effet pas l'unanimité et n'apparait pas dan  le projet Ségo (enfin je crois , je ne l'ai pas encore appris par coeur)Bonjour à Lucette
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J
comme je suis très curieuse suis passé voir ton blog...je viens de me farcir ton super long et bon article, au début je me demandais qui était Lucette je pensais plus à une petite fille..rires...en lisant les coms j'ai percuté...en ce qui concerne notre ami JH...et bien il ne va pas me manquer...et pourtant je l'aime bien, mais il n'a pas tor on arrête pas de payer...de payer...nous sommes des vaches à lait pour les gouvernants...je ne parlerai mm pas de l'europe....grrr...c'est une coquille vide tu as raison, je suis anti europe actuelle...en tout cas ça ne me dis pas pour qui voter tout ça...complètement dans l'expectative...enchanté de t'avoir connu virtuellement, je repasserai un de ces jours, je te mets en lien sinon je vais plus me rappeler...bisous
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F
En général, toute source non entretenue se tarit !
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M
les contribuables français qui s'installent fiscalement à l'étranger [...] Ils paieront donc leurs impôts dans leur pays de résidence et devraient en plus payer un impôt spécial à la France, en guise de punition de leur désertion fiscale. Affligeant !<br /> Ben moi, ce que je trouve affligeant, ce sont des gens qui bénéficient pendant des années des soins médicaux français, de l'instruction française, et qui, en remerciement, se tirent à l'étranger pour payer moins d'impôts. Il est où, le civisme ?
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