Verdun (2/2)

Publié le par BDU Vitry

A la Saint Eugénie, mon récit je poursuis....

Quittons donc le périmètre de Verdun (http://www.bduvitry.com/article-5541550-6.html) pour remonter vers le nord. A Bras-sur-Meuse, tout une signalisation verticale nous invite à prendre à droite. On traverse ce petit village - qui possède comme bien d'autres son cimetière militaire. La route se poursuit, puis s'élève. Nous pénétrons dans la "zone rouge". Au bout de quelques lacets, nous découvrons la "Tranchée des Baïonettes"

 

Ce monument massif érigé par un américain rend hommage aux combattants  du 137° régiment de Fontenay-le-Comte, ensevelis vivants dans leur tranchée - suite à une fronde d'obus -  sous des tonnes de gravats desquels ne ressortaient que leur baïonettes. La bétise humaine a depuis longtemps eu raison de ces objets recherchés par les collectionneurs égoîstes et autres brocanteurs véreux. Mais bon...

Nous arrivons en haut de cette côte surplombant les champs de bataille et s'impose à notre regard l'Ossuaire de Douaumont

Ce monument, érigé à l'initiative de Monseigneur Ginisty (Evêque de Verdun), fut inauguré le 7 août 1932 par le President de la République Albert Lebrun. Il réunit les restes non identifiés de 130.000 soldats français et allemands recueillis sur le champs de bataille de Verdun. A travers les petites vitres, on aperçoit les entassements d'os, les fameux "os rangés de Douaumont". Sa forme, une poignée de glaive enfoncé dans le sol, et sa dimension (137 mètres de long pour une hauteur de 46 mètres) lui permet de surplomber l'ensemble du champ de bataille et son phare tournant veille chaque soir au repos des morts.

Face à lui, un cimetière contient les sépultures de 15.000 soldats français identifiés. A sa gauche, un monument en mémoire des français israélites et à sa droite, un monument plus récent à la mémoire des soldats musulmans morts pour la France.

Douaumont est au centre du terrible champ de bataille de Verdun. Tout près de mutiples symboles. Le Mémorial de Fleury, le village de Fleury (totalement détruit jusqu'au dernier mur, à l'instar de quelques autres villages et où des bornes matérialisent les anciens emplacements de la mairie, de l'école, du menuisier, du maréchal-ferrand,...), les "4 cheminées", Souville, le Fort de Vaux (et son célèbre pigeon voyageur décoré de la Bague d'Or par l'Etat), le Fort de Douamont

Le plus armé et le plus imposant de la région et du dispositif militaire français, érigé en réponse aux enseignements de la guerre de 1870, sa visite est indispensable

Les combats pour sa conservation et sa reconquête, cruciales pour les deux camps, est une guerre dans la guerre. Construit pour 800 hommes, plus de 3 000 y vivront en totale autonomie forcée. A vocation à la fois offensif et défensif, il sera aussi lieu de repos, d'infirmerie et de cercueil pour les deux camps.

Sur ce champ de bataille, ou plusieurs dizaines de tonnes d'obus sont tombés au cm², ce qui frappe le plus c'est le sol. Presque un siècle plus tard, il garde encore la trace de l'intensité des bombardements

Il vous invie à de longues promenades au détour desquelles vous découvrez ici une stelle, là une tombe, ailleurs une tranchée, plus loin une forteresse,... La zone est une caverne d'Ali baba des vestiges du combat. L'atmosphère est lourde et le silence pesant.

 

Mais il est temps de renter.

Lucette s'impatiente...

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Publié dans coup de coeur

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A
Je rentre de trois jours de découverte à Verdun et sur les champs de bataille. Une "première" pour moi que je retrouve parfaitement dans votre billet.Salutations
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Z
<br /> Sur la photo où l'on voit le mémorial de Douaumont au fond, on aperçoit au premier plan la nécropole nationale de Fleury-devant-Douaumont, car le cimetière militaire est sur le ban de cette commune comme tu l'as dit, complètement détruite, mais qui se perpétue pour l'histoire. En effet, c'est le maire de Douaumont qui est nommé maire de Fleury-devant-Douaumont par le ministre de l'intérieur puisqu'il n'y a plus d'électeur dans cette commune physiquement disparue. Plus près de chez toi, à Vitry, tu trouveras aussi une nécropole nationale qui compte un ossuaire et une petite chapelle dédiée aux combattants de 14/18. Des anglais y sont également enterrés. A côté, dans le cimetière communal, tu y trouveras quelques tombes de 39/45 relevant du droit commun car les familles ont voulu "récupérer" les corps. Un "carré" 1870 existe aussi dans ce cimetière communal. Cimetières nationaux et "carrés" 1870 sont des concessions à perpétuité entretenues aux frais de l'Etat. C'est un minimum pour nos anciens qui ont donné leur vie pour vaincre la barbarie. Ceci est un complément opportuniste du commentaire n°6 de ton billet du 30 janvier 2007.<br />
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:
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C
Tu devrais lire 1984 de g Orwel , il donne de trés bonnes explications sur la guerre.   Du coup, tu ne pleureras sur ces pauvres hommes morts pour la france mais sur ces humains qui se sont fait enculés aussi bien d'un coté comme de l'autre.parle nous de lampadaire au moins ....
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L
quand on voit le prix du terrain à bâtir, on se demande encore comment tous ces espaces restent dédiés à la mémoire...<br /> encore 5 poilus et le commerce pourra reprendre ses droits !!!
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