France 3 : Pas de pub, plus d'infos... (1/2)
Communiqué d'un syndicat de
France 3 Lorraine-Champagne-Ardenne
Menace sur l’édition locale
de France 3 Metz
L’édition locale de Metz ne sera pas diffusée entre le 25 octobre et le 11 novembre 2008.
Pendant 15 jours, les téléspectateurs mosellans vont devoir se contenter de l’édition des régions. C’est l’une des dernières décisions prises par notre direction régionale, qui court après les économies.
Le bureau de la locale de Metz qui comprend 10 journalistes et 1 assistante ferme déjà 6 semaines l’été et 15 jours à Noel. Mais cela ne suffit plus.
La situation actuelle inquiète les salariés.
Comment assurer notre mission de service public lorsque notre édition disparaît de l’écran aussi régulièrement et aussi longtemps ? Comment garder nos téléspectateurs, en leur proposant des interruptions de programmes ? L’actualité ne s’arrête pas le jour des vacances scolaires ! N’est-on pas en train de préparer le terrain pour des concurrents, qui n’ont jamais caché leurs projets de télévisions locales en Moselle ???
Comment expliquer à nos téléspectateurs, cette situation, alors même que Christine Albanel, nous assurait il y a quelques mois, que la suppression de la publicité ne se ferait pas sans compensation ?
Faut-il voir dans cette décision, la volonté au plan national de supprimer simplement les éditions locales ?
L’information de proximité est notre force. Les reportages diffusés rendent compte du quotidien des habitants. France 3 est pour l’instant l’unique chaîne qui s’intéresse à la vie des mosellans. Mais le lien est fragile, si on disparaît de l’antenne tous les 2 mois, que vont-il comprendre ??? Rien, comme nous.
On peut faire des économies, mais pas sur le dos des gens qui nous regardent !!!
France 3 Metz n’est pas la seule édition concernée, la même situation touche les éditions de Nancy et de Reims.
Plusieurs émissions : la voix est libre, 100 pour cent Sport vont disparaître des écrans pendant 15 jours.
Où est la cohérence ? Comment fidéliser nos téléspectateurs au moment où l’on a le plus besoin de leur soutien, en agissant de la sorte ? Les personnels sont très inquiets !
Du 25 octobre et 11 novembre, 8 personnes seront en vacances forcées, ne serait-il pas plus juste de parler de chômage technique ?
Metz, le 23 septembre 2008